vendredi 23 février 2018

15 février Taipei

Billet d'avion pas cher = un peu de tracas.
Dans mon cas, moins de 500€ pour aller à Bangkok, j'avais pour handicap un vol retour avec une escale de 17 h à Taipei. Arrivée à 6h40 en provenance de BKK, je ne devais repartir qu'à 23h50 pour Paris.
L’avantage est qu'on peut quitter l’aéroport sans problème (comme dans bcp d’aéroports chinois communistes, y a qu'au USA que c'est extraordinairement compliqué !!)
J'avais lu que l'office du tourisme local organisait des free-tour pour visiter la ville et alentours.

http://www.taiwanholidays.com.au/free-half-day-tours-for-transit-pax
pas de chance pour moi, l'avion avait un peu de retard et les formalités d'immigration ont duré une plombe : j'ai loupé le tour du matin.

pas grave, j'ai changé un peu de sou à l’aéroport, le cours n'étant jamais intéressant aux aéroports.

Je savais que le 16 février, c'était le Nouvel An Chinois, mais je ne savais pas su tout que la veille, c'était Chinese New Year Eve, chômé, férié, tout fermé... circulez, y a rien à voir.

J'arrive à Main Station, je sors, c'est étrangement calme, surtout pour une ville avec une des densité de population la plus importante au monde.
Les magasins sont fermés, quelques rares joggeurs ?

Bon, c'est pas grave, je vais allé vers la zone des marchés : idem, peu d'animation.

Donc, si nos chinois ne sont pas aux marchés, ils sont surement au temple.
Bingo. Au temple de Lungshan, un peu de monde. Des dorures, de l'encens, des courbettes...une incompréhension totale pour moi. C'est un temple dédié à Confucius, mais où est la différence avec un temple chinois, par ex, à Chanthaburi ?




Je suis resté un bon moment à les regarder jeter des osselets en bois, ou apporter des offrandes.

Je me suis remis en route, direction la fameuse tour Taipei 101.
Tout est fermé, sauf quelques rares 7/11, mais bien moins achalandés qu'en Thaïlande.

Je suis passé au marché de la Jade et des Fleurs.
Les 2 se trouvent sous des ponts d'autoroutes. Pour la jade, de jolis objets, mais je pense à reserver aux professionnels.
Pour les fleurs, des choses étonnantes.
genre des orchidées, des fleurs en racine.
Ou plus romantique, un navet peint en rouge, planté dans un pot, qui fait de jolies feuilles.




Me voilà aux pieds de la tour.
101, car 101 étages
508 mètres de haut, plus haut édifice au monde de 2004 à 2010.
Je lis la page Wikipédia :  tout en haut se trouve une sphère en acier de 690 tonnes pour amortir le déplacement du bâtiment, ce qui ne l'empêche pas de bouger de plus de 3 mètres sous l'effet du vent.






bien sur, pour monter au sommet de la tour, il a fallu inventer des ascenseurs rapides, 60 km/h .
lorsqu'il a fallu changer les câbles, ils ont été recyclé en statue.


Par chance, les centres commerciaux de Taipei 101 étaient ouverts, pas que je voulais acheter un sac Vuiton ou Prada, plus simplement pour profiter du Food Court pour me restaurer.

bien sur, c'est une ville écolo où on trouve les 2 sortes de vélo, avec station et sans.


Retour à l’aéroport, dans le Rer, avec chargeur de téléphone.
Le jour où on verra ça ne France
Lorsque je me suis enregistré en ligne, j'ai vu qu'il était possible de modifier sa réservation de siège.
J'ai vérifié...et j'ai trouvé une rangée de 3 sans autre passager : vol retour allongé.
Que du bonheur.

par contre arrivée à Paris, j'ai eu la mauvaise idée de prendre le train Intercité pour Strasbourg.
30€ pour 4h30 au lieu de 110€ pour 2h en Tgv.
La Sncf avait oublié de prévoir une locomotive pour notre train, 1h30 de retard au départ.
Ils sont trop fort : je prends rarement le train, mais toujours avec emmerde.
De plus, à Strasbourg, panne de l'ascenseur, il a fallu que je porte ma valise dans l'escalier;

13 - 14 février Pattaya

Pattaya,
On pourrait regarder un reportage de B. de la Vilardière.
C'est un peu réducteur
On voit effectivement bcp de vieux occidentaux,  bedonnants (je vais faire des abdominaux en rentrant pour perdre ma graisse viscérale), traînant à leur bras une thaïe, pas forcément jeune, pas forcément belle. 
Bon, je dois faire un effort pour leur trouver des excuses,  mais lorsque je vois des jeunes,  c'est l'incompréhension totale.
Il y a aussi des couples, même des familles avec des petits enfants. 
Mais il n'y a pas que des blancs. Ce matin,  j'ai vu tout un groupe de touristes monté sur un bateau, chacun avec un casquette rouge, siglée "je ne me souviens pas-tourisme.np"
Ça m'a un peu titillé l'esprit.  Recherche  : Np = Népal. 
Mon petit cerveau n'était pas capable d'envisager qu'il existe des touristes népalais et encore moins qu'ils viennent à Pattaya. 
Il y a tout un quartier arabe, avec tout ce qui va avec (hallal, narguilé. ...) avec des moyen-orientaux.
On pense deviner aussi des origines pakistanaises, indiennes.
Surtout à Jomtien, il y a bcp de russes
Et puis il y a la masse, fondue dans la masse.
Comment reconnaître un chinois? un japonais ?
Pire comment reconnaître un touriste thaïlandais ?

Bon, la plage à Pattaya n'est pas très joli, un peu plus à Jomtiem (20 minutes en bath-bus), mais les gens s'en foutent, car chaque hôtel digne de ce nom a sa piscine.
mais à priori, il y a des îles au large, vu le nombre de gens qui montent dans des bateaux.
A défaut d’îles, ils ont eu l’idée astucieuse de mettre tous les sports aquatiques (jet ski, parachute ascensionnel..) au large
Donc on voit de la plage en permanence une vingtaine de voile en l'air sans être incommodé par le bruit, les odeurs..

12 février Rayong - Pattaya

73 kms.
J'avais le choix entre le trajet que j'avais fait à l'aller ou suivre un chemin proposé par Maps.me.
J'ai préconisé cette dernière solution car Google m'a souvent surpris par la qualité des pistes trouvées.
Erreur: le chemin Google suivait plus de la moitié du trajet des routes 2x2 voies.
C'est pas que je me sois senti en danger, mais c'est pas fun de rouler sur l'autoroute.
Si on enlève encore 10 kms de voies urbaines pour rentrer dans Pattaya, il ne me reste que 25 kms sur de belles routes de campagne.
Dommage,  c'est quand même ma faute, j'aurais pu zoomer sur le trajet et j'aurais vu les autoroutes.
Cela m'a permis de découvrir que la Thaïlande était aussi un super pays manufacturier.  J'ai vu une énorme usine Electrolux,  une usine Bridgestone...
Que du lourd.
Dans la campagne,  bcp de culture d'ananas,  du manioc et du caoutchouc.




Le niveau de vie doit monter,  car de partout poussent des lotissements ou des immeubles. Il est aussi surprenant de trouver d'énormes lycées,  universités au milieu de nulle part.
Quand j'avais quitté Pattaya vers le Sud Est,  j'avais été rapidement hors de l'urbanisation.
Par contre,  en allant vers Pattaya sur la nationale 3240, les condominiums, lotissements sécurisés et gardés commencent au moins 10 kms avant Central Pattaya.
J'ai roulé en vélo à Phnom-Penh,  donc même pas peur, même si je me méfie des vieux occidentaux sur leurs scooters,  qui ne roulent pas forcément comme un asiatique.
Arrivée à bon port.
J'ai ramené le vélo, en demandant à la patronne si elle faisait un tarif longue durée. J'ai payé 100 baths/ jour,  le mois est à 2500, soit environ 65€ pour 18 jours
De plus,  ça fait 2 jours que j'ai une petite diarrhée et elle ne s'arrange pas.

11 février Trat -Rayong


20 kms en vélo 
70 kms en bus
130 kms en minibus.
Tranquillement,  j'ai commencé par aller boire un café avant de me mettre en route pour la gare routière. C'est l'avantage du vélo: elle peut être à éloigné du centre, ça ne pose pas de problème. 
A pied,  si. Souvent,  le taxi, tuk-tuk coûte plus cher que le voyage en bus !
Je me renseigne: oui, c'est bien le bus 999 (les gros bleus qui vont de partout) direction Bangkok qui vous dépose à Chanthaburi. 65 baths pour le vélo,  130 pour moi.
Mon vélo rentre dans la soute sans démontage. 
Et c'est parti pour 70 kms.
A Chanthaburi,  pour aller à Rayong, ça a été plus compliqué.  Il a fallu que je démonte la roue avant + le guidon et ils ont coincé le vélo juste derrière le siège conducteur... et j'ai payé 3 places, soit 10€.
Le chauffeur était un petit nerveux,  mais il ne peut pas dépasser le 100kms/h, le minibus sonne comme quand on a oublié la ceinture de sécurité. Mais cela ne l'a pas empêché de faire des trucs de fou, genre remonter une file comme s'il allait tourner à gauche et au dernier moment se recoincer dans la file.
Sur les grands bus, apparemment la vitesse est contrôlée par Gps.
Arrivée à Rayong sans dommage. 
Je suis retourné au White Square Hostel où je m'étais trouvé bien à l'aller. 
J'avais vu à l'aller de nombreux restaurants seafood au bord de mer. J'ai consulté TripAdvisor pour connaître le meilleur et c'est parti en vélo rejoindre le bord de mer. 


Bon, il n'était que 5 h, donc pris une bière face à la mer en attendant. 
Au moment de payer ma bière,  je me rends compte qu'il ne me reste plus que 200 baths ( j'avais changé 50€ à la frontière =1950 baths). Les voyages en bus, 3 nuitées,  à manger et à boire avaient eu raison de mon pécule et le dimanche,  pas de change à Rayong. 
Donc, pas de beau poisson ou fruits de mer, j'étais un peu déçu. 

10 février Trat

37 kms.
Journée repos.
Pas de reveil ce matin,  mais les coqs ( pour changer des moines) m'ont tiré de mon sommeil de bonne heure.
Je suis descendu à l'accueil boire un café au lait et manger des toasts butter et jam. On se régale de petites choses.
J'ai fait le tour du pâté de maisons : y a vraiment rien à voir dans ce patelin (oups, 250 000 h)
J'avais vu sur Tripadvisor 2 curiosités à proximité.
Et c'est parti en vélo.
Ne dit on pas que si tu tombes de cheval,  il faut tout de suite remonter.
1ère curiosité : une mangrove et une plage de sable noir.
Parcours sur un sentier sur pilotis.

Des explications,  mais uniquement en thaï

(sauf le nom des arbres en latin !!). Joli, et dire que l'essentiel de la mangrove a été sacrifié pour qu'on puisse manger des crevettes.

Ils ont construit une tour de 5 étages pour voir la cime des arbres, pas de chance, on est juste à la hauteur du sommet des arbres, un étages de plus aurait permis une plus belle vue.
Dans cette mangrove se trouve une plage de sable noir.

Pour une fois,  explication en anglais.

2ème curiosité : le monument de la bataille navale de Koh Chang.
Qu'est ce qu'on s'en fout.
Mais c'était une bataille navale entre la France et le Royaume du Siam.
France 1 : Siam 0
Le 17 janvier 1941, l'armée française (pétainiste) a coulé la flotte siamoise, pourtant supérieur en nombre et qualité de matériel. 

La seule bataille gagnée par la France (uniquement la France) sur l'ensemble des 2 guerres mondiales.
A quelques kilomètres se trouvent les embarcadères pour Koh Chang, Koh Mak qui attirent foule et font de Trat une étape vers ces lieux
(Bus de Bangkok Elkamai toutes les heures, dans les 2 sens + tous les minibus)
J'ai bien roulé,  passé au marché acheter des fruits et rentré à l'hôtel.
Il fait très chaud entre 12 et 15 h.
Reparti vers 16h, y a vraiment rien à voir,  même pas un bistrot où se poser pour boire une bière.
Remanger au night market,  c'est énorme. 





bon, on peut aussi acheter ses légumes...



vendredi 9 février 2018

9 février Trapeang Rung - Trat

71 kms en vélo +98 en minibus.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Encore un de particulièrement difficile.
J'avais bien étudié mon trajet.
A 40 kms, un village et des restaurants.
En partant,  j'ai acheté 4 petites bouteilles d'eau (oui, souvent les grandes ne sont pas disponibles)  + 2 bouteilles de coca.
Ce qui fait j'avais 3 litres pour (je comptais) 3 heures.
Je suis arrivé à presque midi,c'est-à-dire plus de 5 heures de trajet.
Dans ces montagnes du Sud Cardamome,  ils ont réussi de faire des routes qui ne font que monter.
J'étais aussi faible du mollet.


C'est très beau, mais ça se mérite.
j'avais lu la veille que dans ces montagnes vivaient des tigres.
A chaque bosquet un peu sombre, je m'imaginais être observé par Shere Khan.
Erreur, le risque n'était pas de me faire dévorer, mais de me faire pietiner par la troupe de Hathi, pardon du Colonel Hathi

Au repas de midi, c'était quoi ?
Ben, du riz, avec des os de poulet avec un peu de viande dessus.
Et là,  la catastrophe de la journée: j'ai perdu l'élastique qui retient le capteur du compteur kilométrique.
C'est peut-être de ma faute,  car hier soir j'ai rentré mon vélo dans la chambre,  et je l'ai brossé sous la douche, car il était vraiment très sale (surtout pour le mettre dans un minibus dans les prochains jours) et je ai peut-être décroché cet élastique partiellement.
Donc maintenant je ne sais plus à combien je roule,  ni depuis combien de kms(je faisais le point grâce au gps).
J'ai progressé dans l'utilisation de Maps.me, maintenant je sais comment faire pour avoir toutes les données, en temps réel.
J'ai mis 2 heures de plus pour faire les 20 kms jusqu'à Koh Kong.
Où je m'aperçois que la frontière est à 10 kms.
A toutes les frontières thaï/cambodge, on trouve des casinos, en Thaïlande, les jeux sont interdits

Dans mes projets de la veille,  c'était soit continué encore 10 kms après la frontière pour avoir une étape du lendemain équitable,  soit prendre le minibus jusqu'à Trat.
J'ai passé les frontières sans encombre,  trouvé les minibus sans hésiter , démonté mon vélo et poum,  on partait ( ils m'attendaient,  alors que j'avais lu sur Routard.fr, des personnes raconter qu'ils avaient attendu des heures).
J'ai bien fait de prendre le bus, car la route, soit elle était en travaux d'élargissement,  soit elle n'avait pas de bande latérale. Dans les 2 cas, un truc à se faire écrasé.
A la bus station de Trat, remontage et direction la guesthouse que j'avais réservé pendant le trajet.
Très propre, joliment décoré, vraiment très joli (9,2 sur Booking =fabuleux)
Fabuleux mais à 6€.
J'étais vidé en arrivant,  je suis quand même aller manger au marché.
Ah, que c'est beau la Thaïlande.
Un menu avec des photos,  écrit en anglais.
Je pensais dormir de suite, tellement que j'étais crevé,  mais non, les 5 coca, que je me suis avalé dans la journée, se rappellent à moi.
Peut-être le moment de faire un petit bilan.
Point positif: le Cambodge, c'est pas cher.
En moyenne l'hébergement m'est revenu à 7$/ nuit, soit 5,60€.
En dépenses exceptionnelle,  le bateau de Battambang à Siem Reap, 23$, une pizza/bière à Siem Reap à 15$.
J'ai dépensé en tout 190$, ce qui veut dire que les repas, les boissons,  les fruits m'ont coûté 80$ pour 10 jours.
Point négatif,  à part dans les 3 villes (Battambang,  Siem Reap,  Phnom-Penh),  c'était du riz avec une sauce avec quelques bouts de viande. C'était ça ou rien. Non, c'est pas tout à fait vrai. Sur les marchés,  il y avait du poisson, soit sur le barbecue,  soit séché. Aussi des brochettes, des soupes en sachet. (non pas des sachets Knorr, mais on te sert la soupe dans un petit sac en plastique. Un petit sac plastique, 2 louches de soupes, sauces, riz,un petit pliage, un élastique..et tu pars avec)
Je prends ça,  je le manges où ? car rarement des tables.
Je prenais mon petit déjeuner avant de partir. J'avais acheté en Thaïlande un gros sachet de muesli aux fruits exotiques (chez Tesco, muesli fabriqué en G-b). Culturellement,  je suis pas encore prêt à manger une soupe de riz aux aurores.
Si c'était à refaire: impérativement prendre une tente, pour se libérer de la contrainte de l'hébergement, pouvoir partir en pleine nature et faire moins de kms par jour.
500 kms / semaine,  sans vraiment de jour de repos n'est pas de mon niveau,  là je suis à bout.
Autre petit problème: le vélo est un vtt, donc plus court qu'un vélo de voyage,  de trekking.
Il faut donc mettre les sacoches le plus loin possible en arrière pour éviter de taper avec les pieds dedans.
Mais une fois tout en arrière,  avec la dent de requin (le système qui permet solidariser le bas des sacoches au vélo),  les deux crochets du haut ne sont plus qu'à 15 cms l'un de l'autre.
Mon système d'attache du haut en a pris un coup: je pense être bon à changer tout ça en rentrant.

Demain,  j'avais prévu d'aller à Chanthaburi,  mais c'est 70 kms le long de l'autoroute,  soit 110 par les chemins.
Je vais rester ici et me reposer.

jeudi 8 février 2018

8 février Sre Ambel - Trapeang Rung

90 kms aujourd'hui et j'ai dépassé les 1000 kms depuis le début.
Une journée de merde.
Tout avait pourtant bien commencé. Je me suis arrêté au marché de Sre Ambel.  Je n'ai pas trouvé de jus de canne, mais j'ai fait le plein de mangues (payé 4000 riels, alors que hier javais payé 1500, relativisons 4000 riels = 1 $ =0, 80 €) J'ai aussi trouvé des beignets et une grande bouteille d'eau.
Je commençais par rouler entre des rizières en contre bas,  bordant un estuaire et de l'autre côté des collines bien vertes. La route n'était pas plate, mais pas vraiment des dénivelés.
La route, la nationale 48, est une 2 voies, mais sans trafic.
Et comme toutes les routes que j'ai prise jusqu'à maintenant,  régulièrement,  des petites échoppes avec la glacière orange pour les boissons fraîches.
J'avais bien vu sur Maps.me que j'avais 2 grosses montées devant moi et que le fond de carte passait du blanc au vert.
Vers 11h et environ 50 kms derrière moi, me voilà au pied de la première montée. Je pousse un peu sur les pédales,  puis le vélo.
Au bout d'un km, je me dis avoir mériter un break pour manger une mangue.
Au redémarrage,  pneu arrière crevé. Je démonte tout ça,  met une nouvelle chambre à air...mais ma pompe ne veut pas gonfler.  Moi, ça me gonfle.
Un petit gars avec un scooter s'arrête et trouve la solution : je n'enfonçais pas assez l'embout. Il me fait prendre moult photos de lui sur le vélo. .. et j'en ai pas pris de lui !.
Il est midi, il fait 37 degrés,  et je pousse mon vélo 4 kms de plus.
J'arrive en haut, je coule de transpiration. En 5 minutes, je suis en bas,  et sur mon Gps,  je vois que j'ai à nouveau 5 kms de montée.
Je suis en pleine forêt,  plus une seule échoppe, que mon eau tiède.
L'enfer,  ça doit être ça.
Arrivée en haut, la descente est moins raide et dure de longs kms.
Enfin, je vois une glacière,  je fouille dedans, me trouve un Coca et une paille. Une aspiration et la boîte est à 3/4 vide. Je reste là, à l'ombre,  à reprendre du poil de la bête.  Cette chaleur m'a vidée de toute mon énergie. Et il reste 20 kms.

Dans les descentes, je suis fier, mais à la moindre montée,  je pousse.
Je fais encore 2 haltes,  je surveille le compteur, allez, encore 10, encore 9,5...
Mais j'y suis arrivé.
Et là,  patatras.  Google me donne 3 homestay,  la route où elles sont censées se trouver n'existe pas, les numéros de téléphone tombent tout de suite sur un message d'erreur.
Les personnes interrogées ne me comprennent pas.
Une erreur,  je veux bien, mais 3.
Je suis à 200 mètres des homestay sur mon Gps. Il y a une sente entre 2 maisons,  j'y vais, et là,  mon sauveur.
" It's my land, you have not be here"
Il parle anglais : pas de homestay par ici, mais vous êtes passé devant un, à 2 kms , il y en a un.
Alléluia.
7 $, c'est propre,  fan et eau froide,  mais je m'en fous.
La grande forêt que j'ai traversé est le parc national de Southern Cardamon. L'ensemble des Cardamon est un quasi désert humain, on y trouve encore des éléphants (sauvages), tigres, léopards. ...

Le massif culmine à 1800 mètres. On est en train de reboiser des surfaces exploitées pour le caoutchouc et autres cultures.